Malgré le décès d’Edouard Michelin l’année passée, le mode de gouvernance en cogérance a permis au groupe de passer ce moment crucial sans difficulté, le second cogérant ayant entièrement assumé la cohérence des objectifs et des plans initiaux. Ce succès est d’autant plus remarquable que Michelin a dû faire face à l’augmentation significative du prix de sa matière première. Une des explications à cette réussite réside dans la politique marketing du groupe : un positionnement haut de gamme et une segmentation à forte valeur ajoutée ont compensé la hausse du coût des matières premières.
C’est dans ce contexte que Michelin a confié à EM LYON deux nouveaux séminaires pour l’ensemble de ses marketeurs confirmés européens. Bernard Calisti, professeur dans le département Marchés et Innovation a construit une ingénierie pédagogique très interactive et concrète basée sur 4 atouts maîtres.
L’effet caléidoscope. Pour chaque sujet opérationnel abordé, 2 visions sont développées : une vision traditionnelle et une vision plus décalée.
Une mise en œuvre concrète. Chaque contenu est renforcé et développé grâce à une application directe. C’est ainsi que le participant se rend sur le terrain après chaque intervention en salle.
La transposition d’univers. Il s’agit de travailler sur d’autres univers que celui du pneumatique pour faire réfléchir le participant sur un domaine qu’il ne connaît pas, tout en créant des passerelles avec la problématique de Michelin à chaque étape.
La variété des publics. Lorsque des anglais, des russes et des italiens sont dans une même salle, l’enjeu pédagogique est de faire ressortir les divers cas de figure rencontrés pour enrichir les points de vue respectifs et travailler sur les différences de pratiques.
Huit séminaires ont eu lieu en 2006, une récurrence qui devrait durer 2 à 3 ans au moins.